Twitter FaceBook
Home
xfactor
juin
9
xfactor

p1020440 Nous sommes tous les 3 très impatients de découvrir l’Iran, car les guides nous prédisent un pays aux habitants très accueillants ce qui ne saute pas franchement aux yeux avec nos 6h d’attente à la frontière. Et pourtant…A Tabriz nous faisons la connaissance de Sarah, de sa mère Mina, sa sœur Zoya et sa meilleure amie Samin. Sarah nous a accosté lors de notre visite de la mosquée bleue.

Avec ces grandes robes et foulards noirs, elles nous a pris pour des Perses. Bref, comme elle parle très bien anglais nous engageons la conversation, elle nous donne pleins d’adresses de lieux à visiter, de choses à voir en Iran et surtout nous convie chez elle si nous sommes de passage à Téhéran. Touchée par cette iranienne moderne, étudiante en tourisme, nous aimerions la connaître un peu plus et prenons RDV pour diner le soir même. Ces 4 femmes là ne portent le voile que très légèrement (il n’arrête pas de glisser au restaurant) car c’est la loi mais chez elle il en est hors de question. Au passage elle nous apprend qu’il est extrêmement impoli de se moucher à table au restaurant, si cela devait arriver tout le monde s’arrêterait de manger pour vous regarder (la pression !). Sarah est au centre de la conversation, et répond avec enthousiasme à toutes nos questions. Nous aborderons la question des femmes (qui ne peuvent pas quitter le pays sans autorisation d’un père ou d’un mari), des rapports hommes-femmes dans ce pays (aucun contact physique en public), des adolescents (qui flirtent plus ou moins tous en cachette mais c’est risqué) puis du mariage et de l’adultère (il existe toujours des cas mêmes éparses de lapidation), du revenu moyen par habitant, du gouvernement.. Sarah est consciente que son pays n’a pas toujours une bonne image à l’extérieur et nous demande l’opinion des européens. Quelques heures plus tard, nous devons nous séparer car les filles doivent rentrer à leur lieu de résidence, une « governemental house » où elles doivent se rendre avant minuit. Etre une femme en Iran implique quelques précautions apparement… Nous nous quittons avec un pincement au cœur, ces quatre iraniennes là ne sont pas comme les autres !

Quelques jours plus tard nous aurons l’occasion de planter nos tentes au sommet d’une montagne populaire pour sa vue magnifique, RDV incontournable des familles du coin qui s’organisent des pic nic familiaux. En admirant la vue, une famille nous sollicite pour une photo et nous invite à prendre le thé. Nous otons nos chaussures pour prendre place sur des tapis perses installés à même l’herbe gorgés de fruits, gateau home made, et sucrerie en tous genre. Nous dégusterons plusieurs sortes d’infusions toutes issues d’herbes recueillies dans le coin avec chacune leurs vertus, la meilleur soupe maison que nous ayons jamais eu depuis notre départ (pourtant bizaremment faite à base de riz, lait, oeufs, légumes etc.). Nos hôtes sont 2 frères accompagnés de leurs femmes respectives et enfants respectifs (2 filles de 16 ans, 2 garçons de 8).

dsc_0056

Seule l’ainéc  parle anglais, elle sera donc l’interprète de sa famille dans nos échanges. Ils souhaitent connaître notre profession, situation familiale, opinion sur l’Iran afin d’en découvrir plus sur la culture européenne. Elle rêve de voyager et de venir voir Paris à la plus grande joie de son père qui est très cultivé : il a lu en autres la biographie complète de Napoléon, nous apprend que le système policier d’Iran est calqué sur le système français (il est lui même policier), est à jour sur l’Equipe de France de Football (à ce propos il vient d’offrir à son fils la tenue complète !) et attend avec impatience la Coupe du Monde.

dsc_0066

Sachant que la relation touriste féminine – police n’est pas la meilleure ici, son père nous demande ce que nous avons ressenti quand sa fille nous a parlé de sa profession. Et comme prévu nous avons avoué avoir eu un petit haut le cœur (notre tenue n’est pas 100% conforme aux normes iraniennes…) mais comme nous étions invitées, nous nous sentions en confiance. Il se veut rassurant, la police est l’amie du peuple ici et nous n’avons rien à craindre…ce qui se révèlera vrai jusqu’à la fin du voyage nous n’avons eu aucun problème. La nuit tombe nous devons rejoindre le camp. Nous remercions cette famille pour ce précieux temps passé en leur compagnie, nous échangeons les emails car ils souhaitent suivre notre blog et nous invitent chez eux si jamais nous sommes de passage à nouveau dans la région. Au fur et à mesure que nous rejoignons le sud du pays, les passants dans la rue dont de plus en plus curieux de notre provenance, et viennent sans arrêt à notre rencontre pour discuter. Sympathique accueil au premier abord, nous allons vite déchanter lorsque nous ne pouvons pas faire 500m sans répéter sans cesse notre nom, nationalité, raison de notre présence…Et nous allons rencontrer de drôles de personnages. Sous pretexte de parler correctement anglais et d’être très accueillants, un petit réseau de faux guides s’est crée autour du centre ville d’Esphean par exemple. Un homme nous guide dans la rue jusqu’à un resto soit disant local dans lequel nous retrouvons tous les touristes de la ville, et tente de nous fixer un RDV pour le lendemain….Le lendemain justement, en errant dans le bazar, un soi-disant prof de littérature anglaise retraité nous montre les dessous du bazzar avant de nous quitter en nous demander des dollars, sous pretexte de collection de monnaie étrangère….S’ensuit un agréable thé sur le toit du Bazar, et notre voisin de table étudiant en médcine (qui se trouve connaître le type d’hier soir ; ces 2 là se serrent la main…) et ayant beaucoup voyager nous invite chez lui pour le thé avant de nous proposer d’aller voir son grand-père qui tient une boutique de « carpet »…Et nous voilà embrigader avec un vendeur de tapis qui tente tout pour nous vendre les tapis de son « grand-père » (histoire à laquelle nous ne croyons plus désormais) très reconnu dans le pays selon les coupures de presse étalées un peu partout dans la boutique (probablement vieilles de 15 ans…). OK nous avons cerné et nous serons vigilants mais ces types là sont bon! En abusant du coté « over friendly » des iraniens il nous a vraiment fallu du temps pour comprendre. En fin de compte, je suis très heureuse de ces 15 jours passés en Iran, même nous sommes tombés sur des personnages loufoques les iraniens sont très souriants et accueillants et je vous recommande vivement de visiter le pays. Et pour les femmes, gare aux saisons pour éviter la chaleur que nous avons subie !

Julie

xfactor
18:48
xfactor

3 Responses to “Rencontre avec … les Iraniens”

  1. Warren dit :

    Bonjour Pauline, merci de l’intéressante relation de Julie sur vos rencontres iraniennes.
    Comment va-tu ? Depuis que vous êtes en Inde je n’ai plus eu beauvoup de nouvelles à part via ton père qui te téléphone de temps en temps. est-ce que le reste de la troupe vous a maintenant rejoint ?
    A bientôt de nouvelles d’Inde .

    Je t’embrasse Amitiés aux autres Dad

  2. Sharare dit :

    Hello Julie and Pauline
    Thanks a lot for putting our photos in your website(the second and the third photo).I am Sharare the girl sitting on the right of Pauline.We couldnt find your website.My family and i wish good luck for your football team in this world cup.

Ecrire un commentaire

Subscribe RSSxfactor
 
xfactor
profile
The Magic Bus Team
Bienvenue sur le blog de Julie, Pauline et Arthur.
Nous avons choisi de partir vivre en Australie, et plutôt que d'utiliser l'avion et de rater les pays survolés, nous avons préféré partir en bus.
Vous trouverez sur ce blog les récits de nos aventures de Londres à Sydney, de nos rencontres, toutes les photos et vidéos illustrant notre périple, qui vous permettront de suivre nos péripéties.
Bonne lecture...
En savoir plus
xfactor
Designed by Sijé Design