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juin
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dsc_0770 Dogerbayazit sera le lieu notre dernière nuit en Turquie avant le passage en Iran. Nous avons rendez-vous chez le tailleur qui va nous confectionner des niqab sur mesure afin d’être intégralement couvertes de la tête au pied. Toutes habillées pareil nous avons vraiment l’air de nones …

Le soir, nous sommes de cook group : lancés dans la confection d’une ratatouille, nous réalisons vite que cuire sur le feu autant de légumes séparément est très fastidieux et la préparation du dîner prendra des heures…Mais tout le monde appréciera, et nous lançons même une petit fête autour du camion après le dîner. Le propriétaire du camping (enfin son frère car l’actuel proprio est en prison pour viol et trafic de drogue – rassurant) nous demande de couper la musique vers minuit, mais nous propose de poursuivre la fête dans le resto du camping. Nous allons jeter un oeil et là fou rire : à peine une quiNzaine de personnes – tous des hommes – et 2 musiciens au synthé et à la guitare qui joue de la musique turque. Invités à la table du proprio, nous dégustons de la pastèque en buvant du whisky ou des bières selon les goûts, avec Fran, Kim & Dell. Puis nous finissons sur le dancefloor pour apprendre la danse turque : tenez votre voisin par le petit doigt, puis faites un pas en avant puis en arrière, le tout en se décalant vers la droite ou vers la gauche….Surprenante soirée.

Départ pour l’Iran donc, 6h d’attente à la frontière et nous voilà plongés dans un décor totalement différent. Inscriptions perses sur les murs, conduite très approximative comme s’il n’y avait pas de code de la route, communication très compliquée (je ne parle pas perse perso…) au moment d’acheter le diner, femmes toutes de noir vêtues dans les rues qui sont tout de même peuplées majoritairement d’hommes…

Après un premier bush camp sur un plateau quasiment désert nous arrivons dans notre première grande ville: Tabriz. La carte de la ville fournie par l’hôtel est en perse et donc incompréhensible, nous ferons sans. Nous sommes énormément regardés par les locaux : en effet il y a peu de touristes, pas de blondes, et notre accoutrement est un peu ridicule à leurs yeux je pense.

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Mais tout le monde est très accueillant : dès que nous demandons notre chemin dans la rue nous sommes toujours bien accueillis. Beaucoup de femmes sont en jean, tunique et voile de couleur. Une conversation avec Nasser de l’office du tourisme nous confortera dans l’idée que nous ne sommes pas obligées de porter ces robes noires. Lors de notre visite de la Mosquée Bleue, nous ferons la rencontre de Sarah (lire article  »Rencontre avec … les Iraniens« ) ), une iranienne de 23 ans qui nous confirme que nous pouvons largement nous changer, et desserrer notre voile pour laisser apparaître nos cheveux. Nous suivrons ses conseils pour la rejoindre le soir pour un diner traditionnel iranien composé de soupe en entrée, salade, kebap de poulet ou agneau, riz au yaourt le tout en buvant du lait très salé moi je me contente d’eau…

Après une longue route sur laquelle nous serons arrêtés par la Police quasiment toutes les heures, nous arrivons dans les montagnes au pied de Babak Castle. Une grande et difficile marche de 2h30 sans réel chemin nous mènera au sommet de la montagne pour découvrir les restes de ce château, ancienne proprieté d’un couturier très célèbre des rois à l’époque exilé là-haut par choix, et qui envoyait ses créations par voie maritime à l’époque où la rivière qui descend au village était beaucoup plus dense qu’aujourd’hui. La vue est magnifique, mais nous devons redescendre avant le coucher du soleil.

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Notre prochain bush camp sera encore au sommet d’un montagne, mais le paysage bizarrement est complétement différent. On se croirait un peu dans les Pyrénées françaises. L’endroit est réputé et donc peuplé de familles qui picnic. Pauline & moi partons en promenade et faisons la rencontre de l’une de ces famille (lire article  »Rencontre avec … les Iraniens« ) qui vient ici chaque vendredi (leur dimanche) et chaque jour férié. La famille c’est important nous disent-ils.

Une mer de nuage couvrant la vallée ne nous permet pas de voir la Mer Caspienne, notre premier stop du lendemain matin.

Je suis un peu déçue : pour y accéder nous passons un grillage, la plage est sale, l’eau trouble, et il n’est pas question de se baigner pour les filles bien sûr. Tout un groupe de gamins s’empare des garçons du bus et les voilà à jouer au football à 30 : c’est un joli moment.

Le soir nous arrivons à Mesulah, un village construit à flanc de montagne, les toits des maisons faisant office de trottoirs pour les rues supérieures. Nous sommes logés chez l’habitant et éclatés en plusieurs groupes par sexe. L’endroit est très reposant, malgré l’épaisse brume qui s’empare du village aux premières heures de la nuit. Le lendemain, Pauline et moi montons à l’arrière de la camionnette d’un habitant pour accéder au sommet de la montagne et découvrir une vue à couper le souffle, bien que l’ascension elle-même fût toute une aventure. En fin de journée repos dans la ville avec thé et chicha, interrompu par de fortes pluie et une coupure d’électricité générale de quelques minutes seulement.

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Deux grandes journées de drive et un bush camp dans le désert plus tard, nous voilà à Esfahan. La ville a toujours été appelée « Nesf-e-Jahan » qui signifie moitié du monde, «rapport à» sa beauté et sa diversité. La convivialité des Iraniens se fait de plus en plus sentir : à chaque coin de rue nous entendons des « hello hello ver are you from? Wel come ». Au début nous répondons avec plaisir, mais nous n’arrivons pas à progresser dans la ville si nous discutons avec tout le monde, d’autant plus que la conversation s’arrête rapidement ce sont à peu près les seuls mots d’anglais qu’ils connaissent pour la plupart… Notre premier diner sera dans un restaurant typique sur l’Emam Khomeini Square, la 2ème plus grande place au monde après Tien an men à Beijing (80 000 m2). Pendant ce temps, la place est remplie de familles qui picnic… décidément c’est très commun en Iran !

Nous revenons le lendemain et la place de jour a complétement un autre visage : quasi déserte à quelques touristes près, nous découvrons la beauté des lieux.

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Nous visitons l’Abbasi Jame Mosque, l’un des monuments de cette place, parait-il l’une des plus belle mosquée du monde islamique, dans laquelle nous errons de patios en patios et discutons avec un imam très voire trop disponible (lire article  »Rencontre avec … les Iraniens« ). Nous errons dans le Bazaar, et faisons la rencontre d’un ancien prof de littérature qui nous mènera dans les petites rues du quartier plus ancien pour finir par une visite d’un mausolée. Nous serons ensuite époustouflés par la plus grande (22 000 m2) et l’une des plus mystérieuse mosquée que nous ayons visité : « Atigh (antique) Jame Mosque ». Nous entreprenons un grande ballade à travers la ville afin de rejoindre au sud les rives de « Zayane Rood » (the life giving river), la plus grande rivière qui traverse le plateau central d’Iran. De magnifiques ponts la traversent tel que le « Khaju (Royal) Bridge » (17ème siècle), 133 mètres de long sur 12 de large, construit de telle façon qu’il peut servir de barrage en cas de manque d’eau et son alcôve centrale abritait le roi Shah Abbas II et ses invités lors de célébrations annuelles telle que la nouvelle année.

Lors de notre séjour nous sommes allés jusqu’au quartier arménien qui n’en est pas du tout un nous avons été très déçus. Nous recommandons également le tea time dans l’immense patio de l’hôtel de luxe Abbasi, véritable palais des mille et nuits … Globalement j’aime beaucoup cette ville, ça se voit que c’est une ancienne capitale, et toute cette verdure qui nous abrite de la lourde chaleur la rend très agréable à visiter, je vous la conseille !

Yazd est notre dernière étape en Iran avant de partir pour l’Inde. Sur la route nous avons la chance de visiter Persepolis, ruines de ce qui fût l’un des plus grand lieu de fastes avant sa destruction par Alexandre le Grand.

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Il fait 37° à 15h, et il n’y a pas un chat dans la rue. Les habitants ont organisé leur vie en fonction de la chaleur : les magasins sont ouverts de 8h à 14h puis de 18h à 22h. En se baladant dans la vieille ville, nous pouvons apercevoir sur le toit des maisons des wind catcher appelés « bâdgir ». Ces grands rectangles attrape l’air qui passe, le rafraichisse et le distribue dans la pièce du dessous : l’ancêtre de l’air conditionné !

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Nous sommes dans la quatrième ville d’Iran, et probablement l’une des plus vieilles villes au monde. Un bijou au cœur du désert. En déambulant dans les rues nous pouvons entrapercevoir les patios cachés derrière les murs de briques et torchis, visitons la (probable) prison d’Alexandre le Grand, admirons la vue depuis le toit d’un hôtel traditionnel… Il y a toujours d’aussi belles mosquées bleues, et les habitants sont toujours aussi curieux à notre égard.

Après un magnifique coucher de soleil admiré depuis le toit de l’hôtel, je fais mes adieux à l’Iran que j’ai adoré, direction l’Inde ou un tout autre parcours nous attend…

Julie

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18:07
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The Magic Bus Team
Bienvenue sur le blog de Julie, Pauline et Arthur.
Nous avons choisi de partir vivre en Australie, et plutôt que d'utiliser l'avion et de rater les pays survolés, nous avons préféré partir en bus.
Vous trouverez sur ce blog les récits de nos aventures de Londres à Sydney, de nos rencontres, toutes les photos et vidéos illustrant notre périple, qui vous permettront de suivre nos péripéties.
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